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Festival de La Biolle - Cinéma et ruralité

Présentation

Sur le thème très large de la ruralité, le festival cherche à présenter au public des films très variés (des documentaires, des fictions, des courts et des longs métrages, des classiques ou des premiers films, des films français et étrangers) qui font réfléchir, découvrir, s’émouvoir, s’étonner, échanger, s’insurger… Il s’attache à éveiller la curiosité et faire découvrir un cinéma de qualité que l’on ne voit pas forcément dans les salles commerciales et qui peut susciter l’interrogation et la discussion. Il s’efforce d’organiser de nombreuses rencontres avec des professionnels du monde du cinéma ainsi que des débats fructueux sur des sujets ayant trait à la ruralité. Tout cela dans une ambiance sympathique propice aux échanges ! 

La prochaine édition du festival aura lieu du 7 au 12 novembre 2017.
L’association du festival est déjà à la recherche de films, d’intervenants et de nouvelles idées pour cette 33 édition.
 
Elle vous propose aussi chaque mois des films avec Cinébus et d’autres projections au fil de l’année.
Programme des manifestations hors festival sur le site www.cinerural-labiolle.org
 
Contact : cinelabiolle@gmail.com
Philippe Marie-Françoise Tél : 04 79 54 76 45

Bilan du festival 2016
 
Une belle fréquentation ! 3842  festivaliers ! 2390 spectateurs pour les 14 films au programme et 1452 écoliers et collégiens invités pour les 4 séances scolaires !

Un résultat serré pour le Prix du Public 2016 qui a été attribué à "Tisseuses de rêves", un documentaire d'Ithri Iroudhane sur de magnifiques femmes berbères du Moyen Atlas marocain qui se battent pour s’assurer un avenir meilleur.
Le prix du jury a été décerné à "Marius ou le temps des jonquilles" d'Hélène Gaudu, un documentaire qui reflète la belle relation complice qui s’est nouée entre la jeune réalisatrice et un paysan ardéchois à la retraite qui se remémore devant elle son enfance et son passé.

De belles rencontres aussi avec les autres réalisateurs présents :
- Mathurin Peschet, le réalisateur de « Cousin comme cochon », une remarquable enquête qui diversifie les points de vue sur l’univers de cet animal a échangé longuement avec les festivaliers sur le tournage de son film et sur l’élevage du cochon en Bretagne.
- Sur un sujet qui échauffe les esprits, un débat très calme avec Jérôme Ségur, le réalisateur de « La gueule du loup », documentaire passionnant qui filme avec empathie des pro-loups et des anti-loups hauts en couleur.
- Après « Le cauchemar de Philippe Layat », un film sur l’expropriation d’un agriculteur lyonnais à cause de la construction du Grand Stade, Eric Boutarin, le réalisateur du documentaire et Jean-Luc Juthier, un paysan retraité qui a participé au comité de soutien de Philippe Layat ont répondu aux nombreuses questions posées  par les spectateurs.
- Daniel Blanvillain, le réalisateur de « Marie, un engagement paysan », portrait d’une agricultrice qui a choisi de produire sur une petite exploitation, a expliqué la genèse de son film. Marie Ramillon, l’éleveuse du film et son voisin agriculteur Pascal étaient présents également. La discussion avec les 3 invités a été très riche

De beaux échanges aussi avec un enseignant de cinéma et avec un médecin de campagne !
- Daniel Frison, un professeur de cinéma captivant a fait une analyse filmique passionnante de « Winter’s bone », un thriller qui se déroule dans une région rurale très pauvre du Missouri. Il a aussi apporté un éclairage à « Ixcanul », un superbe premier film guatémaltèque.
- Après « Médecin de campagne », la comédie dramatique de Thomas Lilti sur ce métier en voie d’extinction, le Dr Jean-Marie Gagneur, un généraliste qui a exercé presque 40 ans dans les Bauges à Lescheraines, a parlé de sa pratique de la médecine en milieu rural et a expliqué comment et pourquoi la profession de médecin a tant évolué

2 autres fictions à l’affiche ont beaucoup touché les festivaliers : « Amama », un drame rural basque qui aborde l'attachement aux racines sur fond de conflits familiaux et « Coup de chaud » qui raconte la montée de l’intolérance dans un village ordinaire.
2 documentaires ont eu aussi beaucoup de succès : «Anaïs s’en va-en-guerre », l’histoire d’une jeune bretonne courageuse et têtue dont le rêve est de cultiver et de faire pousser des plantes aromatiques et « Le potager de mon grand-père », une ode touchante de Martin Esposito à son papy jardinier.
« La tortue rouge », un beau film d’animation a émerveillé petits et grands lors de la séance familiale du dimanche après-midi.
Les 3 courts métrages au programme ont beaucoup plu : « Regain » qui raconte de façon émouvante la fin d’une ferme, « C’était hier, la montagne en hiver », un montage d’archives de la Cinémathèque des Pays de Savoie réalisé par Marc Rougerie et « Ascension », un film d’animation de 7 min réalisé par une équipe de 5 étudiants de la promotion 2013 de Supinfocom d’Arles dont faisait partie le biollan Thomas Bourdis.

Les écoliers du canton se sont régalés avec les films  qui leur étaient offerts : « Neige et les arbres magiques », « Ernest et Célestine » et « L’enfant-lion ».
Les élèves de 5 des collèges d’Albens et de Grésy ont découvert « La nuit du chasseur », le chef d’œuvre de Charles Laughton.

Un petit court métrage, fabriqué en atelier de réalisation par les enfants du centre de loisirs de La Biolle sous la houlette de Yann Bertin de Cinébus, a servi de générique au festival et a été fort applaudi au début de chaque séance.

Les festivaliers ont beaucoup apprécié également l’exposition « Des vaches attachées à mes doigts » de Cécile Martin, une artiste plasticienne qui porte un regard sensible sur la vache. Ils ont pu aussi découvrir ce que les 32 CP de l’école de La Biolle ont réalisé en ateliers avec Cécile, notamment la vache grandeur nature fabriquée avec des éléments naturels qui était placée à l’entrée de l’Ebène.

Autres moments très goûtés : le petit déjeuner offert avant les séances du dimanche matin et les pots de fin de journée permettant de prolonger les échanges entre spectateurs et invités.
La restauration conviviale rassemblant festivaliers, invités et organisateurs entre 2 films a aussi connu un beau succès.

De nouveau donc cette année, preuve a été faite que, dans un village, un festival de cinéma exigeant pouvait attirer et fidéliser de nombreux spectateurs.
Autre motif de satisfaction pour l’équipe organisatrice : le nombre de festivaliers participant aux rencontres organisées à l’issue des projections et la qualité de ces échanges.